LES PLASTIQUES A USAGE UNIQUE DANS LA MAISON

3 familles de produits en plastique à usage unique que vous pouvez cesser d’utiliser aujourd’hui à la maison

Dans un précédent article, nous vous avons proposé des alternatives au plastique en dehors de chez vous. Mais nos foyers sont des réserves de plastique quasiment inextinguibles. Comment y remédier simplement ?

Cotons tiges, couches, serviettes et tampons

Chaque année, plus de 2 milliards de tampons et serviettes menstruelles sont jetés en France et on estime qu’en moyenne une femme dépense un peu moins de 4000 euros dans sa vie en achat de protections périodiques. Un enfant quant à lui utilise environ 4000 couches pour un coût approximatif de 2000 euros ! Encore largement commercialisés et utilisés, ces objets sont une source importante de pollutions environnementales et présentent souvent de potentiels risques pour la santé. Faut-il alors retourner aux langes, et pourquoi pas au lavoir ? Il n’en est rien. Les alternatives aux produits d’hygiène jetables sont aujourd’hui d’un usage beaucoup plus simple qu’autrefois et ils s’adaptent aux besoins et aux préférences de chacun. Cup, culottes menstruelles, protections hygiéniques en tissu ou couches lavables sont efficaces, économiques à l’usage et respectueuses de l’environnement comme des organismes. Ces solutions impliquent parfois un investissement de départ important qui peut nous faire hésiter. Cependant, à moyen terme, elles permettent de réaliser d’importantes économies.

Pailles, films plastiques alimentaires, éponges

Dans la cuisine aussi le plastique pullule et nous avons vu dans un précédent poste comment diminuer drastiquement son arrivée à la maison. Certains de ces objets quotidiens résistent pourtant à la chasse que nous leur donnons. Il nous a sans doute été assez facile de renoncer aux pailles ou de les remplacer par leur alternative en bambou, inox, carton ou même en paille véritable, mais quid par exemple de nos éponges ? La question n’est pas anodine puisque les éponges synthétiques sont fabriquées en mousse de résine plastique largement traitée qui s’émiette peu à peu dans l’eau de vaisselle. Elles viennent rejoindre en fin de vie la cohorte nombreuse des objets qu’on ne pourra pas recycler. Il existe peu d’alternatives satisfaisantes puisque les éponges végétales à base de viscose sont elles aussi gavées de produits chimiques et que les ressources d’éponges naturelles – qui sont rappelons-le des animaux – ne suffiraient en aucun cas à étancher notre besoin de ces objets. Les tawashis, originaires du Japon, et chouchous des membres de la communauté Zéro Déchet, sont sans doute la meilleure solution. En coton tricoté ou tissés avec de vieilles étoffes (en coton de préférence) ils sont faciles à réaliser soi-même ou s’achètent dans la plupart des magasins de vrac. Ils se lavent à la machine et peuvent durer plusieurs années si on en prend soin.

Côté stockage et emballage des denrées, on préférera bien sûr les bocaux de verre aux récipients en plastique et au film alimentaire les très beaux wraps, ces tissus enduits de cire d’abeille qui protègent vos aliments et se nettoient d’un simple coup d’éponge. Ici encore, on pourra les acheter dans la plupart des magasins bio ou les réaliser soi-même à l’aide de ce genre de tuto. Si vous avez laissé un reste de plat dans un bol, un plat ou un saladier, vous pouvez aussi simplement le couvrir d’une assiette, d’un torchon ou d’une charlotte en tissu.

Les rasoirs jetables, flacons pour shampoing et gel douche

La salle de bain est sans conteste le hot spot de notre consommation de plastique à usage unique. La plupart pourront être assez simplement remplacés, avec un peu de patience cependant – il vous faudra sûrement réaliser quelques tests pour trouver le shampoing solide qui vous convient et vous priver sans regret de votre formule liquide préférée. Devant ce chantier titanesque, comme toutes les fois que nous cherchons à nous montrer plus éco-responsables, une règle prévaut : l’indulgence !

Vous ne parviendrez pas à vous débarrasser de tout en une semaine. Commencez par terminer tout ce que vous possédez déjà en 4 exemplaires avant de vous jeter sur les rayons hygiène et beauté de magasins bio. Puis regardez peu à peu ce qui vous va le mieux. Un rasoir de sécurité en acier c’est quand même beaucoup plus joli et tout aussi simple à l’usage que mille rasoirs en plastique à usage unique. Peut-être préférerez-vous les cotons tiges en cartons aux oriculis. Côté savon c’est facile, il est très simple de trouver un savon d’Alep ou de Marseille, saponifié à froid et sans huile de palme qui conviendra à votre peau. Pour le déodorant, préférez les formules bio, solides et sans contenant plastique ou bien encore les boîtiers rechargeables. Le summum serait sans doute à terme de fabriquer vous-mêmes vos crèmes et onguents puis de les stocker dans de petits récipients de verre mais ces ateliers ne conviendront pas à tous, loin s’en faut. Furetez, fouinez, essayez et peu à peu, la quantité de déchets rejetés diminuera sensiblement.

Recycler les déchets plastique, c’est bien. Ne pas en produire c’est mieux.